Le Conseil des ministres allemand a approuvé le projet de réforme de la loi sur le bien-être animal afin de renforcer efficacement la protection animale et de combler les lacunes existantes dans les contrôles lors de l’abattage. La vidéosurveillance obligatoire devra à l’avenir contribuer à rendre plus transparents les processus liés au bien-être animal dans les abattoirs et à éliminer de manière systématique les infractions. Cette proposition répond à une mesure prévue dans l’accord de coalition.
Le projet de loi prévoit d’exclure de cette obligation les abattoirs de plus petite taille. Concrètement, la réglementation s’appliquera aux établissements disposant d’une capacité annuelle minimale de 1 000 « unités de gros bétail » (équivalant à 1 000 bovins ou 5 000 porcs charcutiers) ou de 150 000 volailles ou lapins. Cette différenciation s’explique par le fait que la vidéosurveillance est généralement mise en place de manière plus efficace dans les installations de grande taille et que les coûts relatifs diminuent à mesure que la dimension de l’entreprise augmente. Dans le même temps, cette mesure permettra déjà de couvrir la grande majorité des animaux abattus en Allemagne.

En outre, les Länder pourront également imposer l’installation de systèmes de vidéosurveillance dans les petits abattoirs lorsqu’il existe des indices concrets de non-respect de la réglementation relative au bien-être animal. L’objectif est ainsi de garantir que les contrôles vidéo soient appliqués spécifiquement là où ils sont nécessaires.
29 avril 2026 / BMLEH / Allemagne.
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